En prenant la route transversale nous avons rencontré « Bouli », pêcheur de crabes, conducteur de camions et guide à ses heures, qui nous a donné des infos sur la région.
Nous sommes arrivés le soir à Pouébo à la tombée de la nuit vers 18h.
Nous avions réservé une case sur la plage pour le soir dans un gîte près de la cascade de Colnett (la plus belle du caillou).







L’est est très différent de son ouest : la montagne, plus proche, tombe à quelques kilomètres de la mer de Corail, la végétation est tropicale, les bruits aussi (sifflements, couaquements, bruissements).



La terre est celle des Kanaks même si quelques têtes blanches apparaissent, elle est plus accueillante et ceux qui la peuplent également.

Chaque individu rencontré se salue de la main, quel bonheur de saluer un conducteur kanak qui vous le rend doublé d’un visage épanoui et souriant !



Nous nous sommes donc posés et ce pour trois nuits dans un gîte tenu par une Indonésienne et un Français buriné par le soleil.
Nous avons pu profiter de la mer pour snorkler et découvrir des récifs riches en poissons.



Le soir nous mangions à la table de nos hôtes, fini les boites de pâté, de sardines et les salade en conserves ...
Nous avons enfin dégusté des plats locaux !...
Viande de bœuf bien saignante cuite au barbecue avec un gratin de chou fleur délicieux, fruits locaux, crabe de palétuvier avec mayo maison, salade de trocas, salade tahitienne à base de coco, crevettes pêchées le matin et amenées par les pêcheurs sur leur bateau...
J’en salive encore!...

Nous avons prospecté dans les clubs de plongée des environs, nous avons croisé la route d’un groupe de chanteuses en tournée, Cécile les a reconnues car elles étaient interviewées à Nouméa quelques temps plus tôt, en cela le monde du spectacle est très accessible sur l’île.

Nous nous sommes rafraîchis et baignés dans la cascade d’eau pure...



... et avons passés de longues nuits loin de nos sommeils dans l’auto !

Il fut dur de repartir de ce nid...

Au matin, nous avons passé un fleuve sur un bac et repris la route vers le sud vendredi 7 octobre.





Le soir nous avions repéré un camping gratuit devant une plage pour dormir dans l’auto, une dizaine de km de piste près des falaises le séparait de la route.
Une fois là-bas nous avons vu que le lieu vide était cependant habité (par des mineurs) car la vaisselle séchait sous les arbres et des abris de fortunes cachaient des couvertures.
Nous avons dîné (paté, pain, salade, banane) et nous sommes assoupis dans l’auto...
Cécile dormait quand Laurent pris d’un mauvais pressentiment a décidé de quitter l’endroit : peur de voir revenir les mineurs complètement éméchés dans cet endroit désert, en ce vendredi soir, une longue piste de nuit à dévaler...

Bref rien de rassurant pour dormir ! Cà craignait !...

Nous avons donc rejoint la route de nuit (vers 21h), les freins faisaient un bruit inquiétant, les plaquettes semblaient rendre l’âme !...
Laurent au volant a donc fait la route de piste en montagne au frein moteur jusqu’à la prochaine ville à 60km !
Genre les Alpes, en route caillassée sans frein...

C’est alors que la route nous a mené dans une cité minière, nous étions égarés, pas moyen de trouver la sortie...
Jaillit de l’ombre un mineur déjà bien alcoolisé qui nous a sorti de notre stupeur... en nous indiquant gentiment l’issue de ce cul de sac.

Nous avons retrouvé notre chemin et arrivés à Kouaoua des habitants nous ont accompagné à un camping pensant que nous étions des touristes inscrits pour le « Week-end découverte de la Ville ».
Accueil très sympa en pleine nuit... Nous avons dormi là.

Au réveil des enfants et des familles !...

Renseignés du programme nous nous sommes joints à un groupe en partance pour la visite de la mine de nickel de Méa.
Ce fut très instructif, très intéressant car c’est rare de pouvoir entrer sur une mine en activité.





Et surprise totale, après seulement 3 semaines ici, nous sommes repérés car nous étions en photo dans le journal « les Nouvelles Calédoniennes » le lendemain...





La nuit suivante fut dodo dans l’auto face à la mer en banlieue de Nouméa puis le dimanche après une bonne douche froide avec un tuyau de jardin nous avons été au Centre Culturel Tjibaou.
Une journée ne suffit pas pour tout connaître sur la culture kanak, elle fut donc bien remplie.



Le soir Laurent n’en pouvant plus nous avons passé une nuit à l’hôtel avec une baignoire.

Le lendemain échange de voiture et échange de problèmes les freins contre la batterie !
Impossible de redémarrer au matin, à perpet de tout dépannage, mais en poussant un peu (on n’avait que 5/6 mètres en pente douce avant de finir dans la mer) coup de bol la voiture a redémarrée.
Nous n’avons pas coupé le moteur de la journée !...









Nous avons donc fini notre circuit de l’île avec la pointe sud en 2 jours et une nuit (camping).
Terres rouges, plaies béantes avec la nouvelle mine de Goro (qui va utiliser de l’acide sulfurique pour trier le nickel, et qui va se déverser dans le lagon en bas !), visite des chutes de la Madeleine,



découverte d’un ancien pénitencier dont les ruines sont recouvertes par les racines de banians...









De retour à Nouméa dans le studio avec un bon lit...

Et çà fait un peu bizarre de revenir dans la ville blanche après ce périple....

Reprise des démarches d’emploi pour tous les 2 et début du festival Equinoxe (sorte de festival d’Avignon).
Nous avons écouté des groupes de l’île de Lifou et Cécile est allée voir une pièce d’une troupe kanak mercredi soir dans le centre ville.


Nous avons rencontré une costumière et du coup par contact, des comédiens...
Point positif pour Cécile car il y a une demande de comédienne.
Demande également dans les agences de pub où Cécile a eu rdv.

N’étant pas sûr du boulot ici, nous avions mis une option pour un billet d’avion pour le Vanuatu, mais bon à priori, nous restons à Nouméa...

Sinon comme nous vous l’avons déjà dit, l’écran de l’ordi de Laurent est tombé en panne, et nous avons un moniteur d’ordi prêté, mais même sous garantie internationale de Toshiba, je ne peux pas faire réparer car il faut minimum 6 semaines pour avoir la pièce et nous repartons dans 5.

Je ferai réparer au retour en métropole.

Je dois rendre l’écran lundi, après nous allons bien voir, car la télé du studio n’est pas compatible avec le signal vidéo de mon ordi...
Alors peut-être un peu moins de message à l’avenir, car nous devrons aller certainement dans un internet café au prix prohibitif...

Bon allez, à très vite.

Cécile et Uxar



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19/10/05 Ici, à Nouméa



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